Où investir 5000 € à 7000 € en avril 2019 en bourse

Question de C.D : "J'ai 5 000 euros à 7 000 euros à placer, voire un peu plus, les livrets rapportant peu, pensez-vous que je puisse investir en bourse et comment ?"

Où investir 6000 € environ en 2019 ? En bourse vous avez le choix entre obligations ou actions, mais compte tenu des taux obligataires en France ou en Belgique, même sur 10 ans ou 15 ans, je ne vois pas grand intérêt à placer en obligations, sauf par le biais d'un contrat d'assurance vie euros. Vous disposez d'un montant d'environ 6000 euros qui peut faire l'objet de placements intéressants en actions, toutefois pour des raisons de taille, il me paraît difficile de le diversifier en plus de deux parties. C'est pourquoi pour diversifier le risque j'opterais pour un support collectif. L'intérêt des contrats d'assurance vie en unité de compte me paraît faible (voir notre réponse pour ce type de montant placer 10 0000 € en assurance vie ), intérêt bien inférieur aux frais qu'ils engendreraient pour vous, j'opterais donc pour un OPCVM.
Vous devez vraiment réfléchir pour savoir si vous ne devrez pas en avoir besoin dans un temps pas très éloigné (moins de 5 ans). Gardez quand même une partie non risquée en cas d'imprévu, sauf si vous disposez déjà d'une telle épargne.

Reste à choisir la bourse sur laquelle investir, le gestionnaire à sélectionner ... pour cela nous vous conseillons de regarder notre page : comment placer son argent efficacement en 2019

Où placer 10000 € en 2019 sur 5 ans ? en assurance vie ou en bourse ?

Question de F.M. : "Je veux investir 10 000 euros ou 12 000 euros sur 5 ans, dans quoi placer cette somme en zone euro "

Certainement pas sur un emprunt d'état, le taux de l'OAT 5 ans tourne autour du brillant taux de -0,05 %. Et nos amis belges sont lotis quasiment comme nous. Le problème c'est que 5 ans c'est à la fois long pour rester sur des taux courts comme ceux des livrets, et un peu court pour aller pleinement sur des marchés actions qui sont mondialement assez chers. Aussi j'aurais tendance à répartir 50/50 entre un contrat d'assurance vie en euros et un placement en bourse, quitte à tout rebasculer en bourse en cas de repli de celle-ci de plus de 25%. Je vous conseille de lire notre réponse ci-dessus quant à la manière d'investir.

Si vous voulez savoir quels conseils nous avions donnés et ce qu'ils sont devenus, consultez : Nos conseils ont-ils été appropriés ?

Où placer 15000 € en 2019 en France sur des actions non cotées ?

Question de R.C. : "investir 15 000 euros en France dans des PME non cotées, qu'en pensez-vous ? "

Les cas d'investissement sur du non coté sont multiples :
- multiples raisons : vouloir tenter un jackpot, jouer la déduction fiscale, participer à l'entreprise d'une connaissance (famille, ami, collègue...), vouloir aider l'activité en France ...
- multiples investissements : amorçage ou développement.
- multiples supports : individuel ou par supports collectifs.
L'expression que vous utilisez "des PME" sous-entend que vous n'avez pas d'idée précise, et que donc il ne s'agit pas de connaissances.
Pour tenter le jackpot vaut mieux participer à un club de business angels, mais 15000 euros est un montant un peu faible pour être accepté, surtout pour des projets à potentiel. De plus il s'agit de dossiers extrêmement risqués. J'ai participé à un petit club, 80% des dossiers ont fini à zéro, et les autres ont été juste corrects. Avec 15 000 € il vous sera difficile de diversifier.
Avec votre montant il vous sera aussi difficile de participer à un appel de fonds d'une société à fort potentiel, et donc la cession de vos parts ne sera pas aisée.
Si vous visez la déduction fiscale, sachez que celle-ci est faible compte tenu des risques et de la liquidité. De plus si c'est votre motivation, il est préférable de diversifier compte tenu des risques par dossier, mieux vaut alors souscrire à un produit collectif.

Investir en bitcoin 10 000 euros ?

question de P.L (17 janvier 2018 - cours : 11.100): "J'ai 50 000 € d'économies, que pensez-vous d'en investir partiellement en bitcoin ? "

Je vous répondrais simplement, je suis un adepte de la gestion de Warren Buffet : Si je ne comprends pas je ne fais pas. Warren Buffet a "raté" toutes les bulles spéculatives, notamment celle de la techno en 2000, pourtant il est l'investisseur le plus riche en partant de rien.
Les créateurs du bitcoin ont été très malins : les banques centrales faisaient tourner à plein la planche à billet jetant un doute sur leurs monnaies, de plus la crise bancaire a inquiété les gens sur la solidité de ces établissements et donc pour leurs dépôts. C'était donc le moment idéal pour lancer une monnaie alternative. Mais je ferais quelques constatations :
- une "monnaie" qui peut varier en un jour de 50% à la hausse ou à la baisse peut-elle vraiment servir de monnaie pour des transactions ? De plus elle ne peut servir de monnaie pour du crédit. Imaginez que vous ayez emprunté l'équivalent de 100 000 € en 2015 pour acheter votre logement, en décembre 2017 votre dette bitcoin aurait valu 10 M€ !!
- En France 50% des entreprises auraient été soumises à un racket par internet. Or pour ne pas être tracés lors du paiement les racketteurs exigent des bitcoins. Les gouvernements ne peuvent pas laisser longtemps une telle facilité de racket et devraient imposer des contrôles.
- le comportement des intervenants sur le bitcoin réunit les caractéristiques de toutes les bulles passées : Au commencement un besoin ( voir ci-dessus), et donc une petite hausse qui s'accélère démesurément (au XVIIè bulle de la tulipe ), des sociétés qui comme Kodak font tripler leur cours rien qu'en annonçant la création d'un Kodakcoin ( bulle de 1847 des chemins de fer : des start-up s'arrachaient en bourse rien que sur l'annonce de projets de lignes ... sans préciser lesquels), bulle de la technologie de 2000 en lançant une monnaie techno, bulle japonaise où la pègre avait fortement investi sur le marché ...
- Enfin, il y a quelques années, j'avais examiné le dossier d'une start-up de location de logements de vacances. Les membres du "club" se réglaient entre eux grâce à des bons (qui devenaient ainsi une monnaie). Mais si vous n'aviez pas encore assez de bons, vous pouviez acheter un "complément" à la start-up. C'était très astucieux, l'entreprise touchait l'argent des bons, sans fournir aucun service, et le loueur recevait des bons qu'il n'était pas sûr de pouvoir utiliser.

Le Bitcoin est trop volatil pour servir de monnaie de transaction (déjà depuis la chute début 2018 du bitcoin les racketeurs fixent leurs prix en € ou $, mais continuent à demander le virement par le biais du bitcoin), mais il pourrait être utilisé comme monnaie de réserve, comme l'or. L'avantage de l'or c'est que sa quantité est limitée. Toutefois il y a eu des périodes de forte augmentation de son stock. Ainsi au temps des conquistadors, l'or a afflué dans l'ancien monde et les prix y ont été multipliés par 6 en 150 ans. Soit une perte de 85% du pouvoir d'achat de l'or.
Or si ceux qui ont créé le bitcoin ont pris le soin de limiter l'encours émis, actuellement se multiplient les copies de bitcoins. Et comme on peut créer autant de monnaies virtuelles que l'on veut (on en est déjà à plus de 1500 monnaies) je serais prudent.

Placer 10 000 euros en assurance vie en 2019

Question de U.V : " Investir 10000 euros en assurance-vie en 2019 , est-ce intéressant à 35 ans ? mon banquier me le propose, mais je me demande si c'est intéressant pour une petite somme."

Vous me parlez d'un investissement de 10 000 euros, et semblez mal connaître les placements en assurance-vie. On peut donc supposer que c'est votre premier placement de ce style. L'assurance vie diffère des autres placements sur plusieurs points : fiscalité sur le revenu, succession, rendement/risque.
fiscalité
Avec 10 000 euros de placement, votre fiscalité est très simple :
- Si vous rompez votre contrat avant 8 ans, vous avez le choix entre la flat tax de 30% (17,2% de CSG et 12,8% d'IRPP) ou d'opter pour l'imposition à l'impôt sur le revenu, comme les autres placements. Il n'y a donc aucun intérêt fiscal.
- A partir de 8 ans, vous bénéficiez d'un abattement annuel sur vos gains de 4600 € si vous êtes célibataire, et de 9200 € si vous êtes marié. De plus vous pouvez toujours opter pour l'imposition à l'IRPP si vous n'êtes pas imposable comme la moitié des français. Vous avez donc une grosse probabilité de n'être pas soumis à l'impôt sur les gains. Au besoin, si ceux-ci ont dépassé tous vos espoirs, vous pouvez aussi sortir de votre contrat en 2 fois pour bénéficier de 2 fois de l'abattement. Succession
L'assurance-vie offre des avantages fiscaux ou de choix du bénéficiaire en cas de succession, mais vu votre âge et le montant considéré, je ne pense pas que cela intervienne dans votre choix.
Rendement risque
Deux placements sont possibles en assurance vie :
- les contrats euros : la compagnie d'assurance vous garantit un rendement minimum lié aux taux à long terme. C'est très intéressant pour un placement à moyen terme, car vous bénéficiez en partie des taux longs sans prendre de risque en capital. En effet en cas de hausse des taux longs, les obligations du portefeuille investi verraient leurs cours fortement se déprécier. Mais regardez bien si les droits d'entrée et les pénalités de sortie ne vous privent pas de cet avantage.
- les contrats en unité de compte (UC). Dans ce genre de contrat, c'est vous qui prenez le risque de cours, comme si vous aviez les titres en direct. Généralement la compagnie d'assurance vous propose une gamme d'OPCVM. Au frais des OPCVM s'ajoutent donc les frais de gestion d'assurance. Si vous ne serez pas imposable dans 8 ans, vous payez ces frais pour rien. Si vous comptez utiliser l'abattement, j'ai fait un calcul sur un placement de 8 ans. En cas de rendement brut de 5,4 % par an, des frais annuels de 0,6% correspondent à un taux de 12,7% sur le gain final, soit égal à la fiscalité. Vous êtes gagnant pour un rendement supérieur, perdant pour un inférieur. Bien entendu si les frais annuels sont plus élevés, cela est moins bon.
Conclusion
En résumé, pour moi, bien qu'ils n'aient pas un rendement extraordinaire (autour de 2%), les contrats euro sont pour vous les plus intéressants des contrats "monétaires". Si vous choisissez un risque plus élevé, comme les actions, dans l'espoir d'un meilleur rendement, choisir un support UC plutôt qu'un placement en OPCVM a peu d'intérêt.